“Ils m’ont enlevé mon Thomas” : la maman de l’enfant mort dans la Drôme sort du silence et annonce que son père vient d’être…

UNE BAGARRE D’UNE VIOLENCE « INOUÏE »
Les trois autres vigiles sont intervenus pour prêter main forte à leur collègue. Puis, des personnes invitées et participant à la soirée sont arrivées sur les lieux pour aider les agents de sécurité. Thomas se trouvait parmi elles. D’après la porte-parole de la gendarmerie nationale, Marie-Laure Pezant, les combats ont été « d’une violence assez inouïe pour un village de 500 habitants. » « Ça a été très brutal et très violent », a surenchéri le maire de Crépol. Au cours des affrontements, quatre personnes ont été blessées à l’arme blanche, dont un vigile.
Les personnes blessées qui étaient dans un état critique ont été évacuées et transportées à l’hôpital. Parmi elles se trouvait Thomas, qui n’a toutefois pas survécu à ses blessures. Il est décédé « durant son transport vers l’hôpital de Lyon« . Cette nouvelle a laissé toute la commune de Crépol sous le choc. La mort de Thomas a « profondément affecté les habitants de nos campagnes qui sont touchés aux tripes », s’est ainsi exprimé le père Dominique Fornerod, curé de la paroisse Notre Dame des Collines de l’Herbasse. « (…) c’est un évènement tragique qui nous a tous sidérés », a-t-il confirmé. Pour permettre aux habitants du village de faire leur deuil, une veillée a été organisée ce jeudi soir.
UN TÉMOIGNAGE POIGNANT DE LA MÈRE DE THOMAS
Une enquête a été ouverte par la gendarmerie nationale pour faire la lumière sur le décès de Thomas. Et déjà, de nombreux témoignages ont été recueillis. Le plus poignant d’entre eux est, sans aucun doute, celui de sa mère, qui s’est récemment exprimée dans les colonnes de Paris Match. « Ils m’ont enlevé mon Thomas. Tout ça, c’est la folie furieuse. C’était un jeune homme plein de vie, très aimé de ses amis, quelqu’un sans problème, très sage. Le frère de Thomas est traumatisé. Beaucoup de jeunes le sont. Deux des meilleurs amis de Thomas n’ont pas ouvert la bouche depuis samedi. »
La mère de Thomas a crié à l’injustice. « Sur les 300 ou 400 participants, il devait connaître 80 % des jeunes. Qui vient à une soirée avec des couteaux ? Ils voulaient en découdre. J’espère que les gendarmes vont rapidement trouver qui a fait. Ça ne nous le ramènera pas, mais au moins, ça les empêchera de faire d’autres… meurtres. Oui, c’est un meurtre qu’ils ont fait », a-t-elle ajouté. Pour le moment, l’enquête a débouché sur l’interpellation de douze personnes, dont le principal suspect. Neuf individus ont été mis en garde à vue.



