Nahel : Florian M., le policier soupçonné du tir, remis en liberté

« Il était grand temps », selon son avocat
Pour son avocat, Me Laurent-Franck Liénard, « il était grand temps » que cette libération intervienne. « Ce policier a passé quatre mois en prison, alors qu’il n’avait rien à y faire. L’instruction va se poursuivre et on va continuer à se battre », assure-t-il.
Son conseil avait déposé une nouvelle demande de remise en liberté jeudi 9 novembre, a précisé le ministère public. Les juges d’instruction « ont décidé d’y faire droit, estimant que les critères légaux de la détention provisoire du policier incarcéré depuis le 29 juin 2023 n’apparaissaient plus remplis à ce stade de l’instruction », a ajouté le parquet. Me Laurent-Franck Liénard, avait annoncé former « un pourvoi en cassation », estimant cette détention « illégale ».
Le préfet de police de Paris Laurent Nuñez a précisé ce jeudi matin sur BFMTV/RMC que ce policier et sa famille faisaient l’objet d’une mesure de protection. Ils ont été victimes « dès les premiers jours de menaces extrêmement graves. Évidemment qu’ils font l’objet d’une surveillance », a déclaré le préfet de police. « Comme à chaque fois que des citoyens français font l’objet de menaces graves, ils font l’objet de protection », a-t-il appuyé.
Le drame s’est noué le 27 juin vers 7h55 quand deux motards de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) avaient remarqué une Mercedes Classe A jaune, qui roulait à vive allure sur une voie de bus vers l’université de Nanterre. Le conducteur leur avait semblé très jeune. Une course-poursuite s’était engagée avec les policiers. Après avoir grillé un feu rouge et traversé des passages protégés, le conducteur avait été stoppé par les embouteillages près de la place Nelson-Mandela.
L’un des policiers, appuyé sur le capot, avait alors braqué son arme sur Nahel, le garçon derrière le volant. Après avoir redémarré la voiture, le mineur avait reçu une balle au niveau du bras et du thorax, le touchant mortellement. Le policier, au parcours jusqu’alors sans faute, avait été placé en garde à vue dans les locaux parisiens de l’Inspection générale de la police nationale.



